L'infection à Scedosporium est rarement rencontrée dans la pratique clinique, mais elle englobe un large éventail de maladies sur le plan clinique, certaines d'entre elles étant graves et potentiellement mortelles. Elle est principalement diagnostiquée chez les patients immunodéprimés et les trois formes les plus courantes sont l'infection sous-cutanée post-traumatique, la colonisation asymptomatique ou symptomatique et l'infection disséminée. Le diagnostic peut être posé par diverses méthodes microbiologiques, la plus fiable étant la PCR, alors que le débridement chirurgical et le voriconazole sont recommandés comme stratégies thérapeutiques.